Novethic

Deepwater Horizon : trois ans après l’explosion de la plateforme, de nouvelles inquiétudes?
Québec : la catastrophe révèle les risques liés au transport du pétrole en Amérique du Nord
Inde : forte mobilisation contre un projet industriel
Moscou : plainte pour corruption à l’encontre la filiale russe du groupe Vinci
Hydrates de méthane : le nouveau gaz de schiste ?
Deux après Fukushima, une nouvelle politique nucléaire au Japon
Les projets industriels de plus en plus confrontés à l’acceptabilité sociale
PSA et Renault, maillons faibles en matière de performance durable
Les projets industriels de plus en plus confrontés à l’acceptabilité sociale 

Pourquoi ça gratte ?

Vous venez de faire le délice d’un moustique, votre peau est irritée, ou même sans raison apparente, voila que vous êtes pris d’une irrésistible envie de vous gratter. Mais au juste, pourquoi ça gratte ?

Tout comme la nature a horreur du vide, les scientifiques n’aiment pas laisser en suspend ce genre de questions qui démangent. Ils se sont donc penchés sur cet étonnant phénomène et viennent d’apporter un nouvel élément de réponse. Depuis quelques années, on sait que le gratouillis bénéficie de son propre chemin dans les innombrables circuits de notre système nerveux. Il ne s’agit donc pas d’une sensation atténuée de douleur, comme il avait été imaginé, mais bien d’une perception à part entière. Toutefois, sa nature demeurait inconnue.

Deux scientifiques du laboratoire de biologie sensorielle à l’institut national de recherche dentaire et cranofaciale de Bethesda, dans le Maryland, se sont concentrés sur le fonctionnement des neurones qui innervent la peau et activés par des stimuli extérieurs tels que la chaleur ou la douleur. Ce travail méticuleux était mené dans l’espoir de dénicher la molécule responsable de la petite farce. Leur attention s’est arrêtée sur un neurotransmetteur, le nppb – pour natriuretic polypeptide b-. Bingo ! Après vérifications sur les souris, il s’avère que le peptide joue la navette d’information entre les cellules de la peau qui perçoivent la sensation et les neurones qui la transmettent au cerveau. C’est donc lui qui initie la sensation de démangeaison.

Et pourquoi gratter soulage ? Etrangement, la réponse se trouve du côté des neurones spécialisés dans la douleur. Ce sont eux qui calment les neurones de la démangeaison. Lorsque nos doigts grattent notre peau, les neurones qui véhiculent l’information de démangeaison sont bloqués. Plus précisément, les neurones de la douleur activent des neurones intermédiaires qui inhibent les neurones de la démangeaison. Le tour est joué !

Et si gratter ne suffit pas toujours à apaiser la démangeaison, ce qui est souvent le cas pour les piqures de moustiques, les scientifiques de Bethesda espèrent bien que la découverte du dppb ouvrira la voie à la découverte d’autres molécules capables de calmer les gratouillis les plus intempestifs une bonne fois pour toutes.

Quand Cousteau débattait sur le réchauffement climatique

Drôle de débat lorsqu’on écoute avec nos oreilles rompues au réchauffement climatique des arguments vieux de trente ans.

« Ooooh c’est un baratin ça. L’histoire du CO2, c’est entendu, c’est vrai on en fabrique beaucoup, mais il y a quand même des correcteurs automatiques. »

Voilà la réponse du Commandant Cousteau aux explications du vulcanologue Haroun Tazieff, lui même pas très sûr de ses chiffres, lorsqu’il explique l’augmentation de l’effet de serre sous l’action de l’homme.

Pour Cousteau, la solution pour limiter l’effet de serre serait de planter des arbres en même temps que l’on utilise du pétrole !

L’article de Terra eco montre un extrait vidéo dans lequel le commandant de la Calypso campe sur des positions qu’il serait difficile de tenir aujourd’hui. L’occasion de constater que les connaissances ont bien progressé en trente ans.

Capture d’écran cousteau

Le 1er mai c’est la fête de la soupe !

Quel enfant n’a pas regardé arriver l’automne et ses marmites pleines de soupe d’un mauvais œil. Passé à table, la seule satisfaction restait de pouvoir écrire son prénom sur les bords de l’assiette en triant consciencieusement les vermicelles en forme de lettres. Mais en grandissant on se laisse convertir. Et il faut bien avouer que la brique sait se montrer particulièrement pratique et chaleureuse lors des froides soirées où le temps et l’envie de cuisiner viennent à manquer. Mais voilà, les jours s’allongent, les températures glaciales retournent au placard et l’on prend soin d’y ranger gants et bonnet avec une satisfaction certaine. Mais tout cela ne saurait se faire sans envoyer un dernier clin d’oeil à notre chère soupe. A WZM, le 1er mai ce n’est pas la fête du travail, mais celle de la soupe ! De la mairie de quartier aux portes de la Maison Folie, les rues se remplissent de stands que l’on visite bol à la main pour goûter les savoureux mélanges. Il y a de tout. Du salé, du sucré, de l’exotique et même du mystère. Les cuisiniers se mettent en quatre pour impressionner les passants qui deviennent les juges. Le chef qui aura mijoté la meilleure des soupes se verra remettre une belle louche d’or ! Et comme l’hiver s’est éternisé, les concurrents ont eu tout le temps de peaufiner leur recette. Cette année, la fête de la soupe s’annonce comme un grand cru !

Capture d’écran 2013-04-30 à 20.53.59

Fête de la soupe

 

Bonne nouvelle pour les abeilles

Pour continuer dans la série abeilles, voici une nouvelle qui devrait satisfaire les apiculteurs européens. La Commission européenne a voté le 29 avril la suspension pendant au moins deux ans de trois pesticides couramment utilisés dans le monde de l’agriculture.

Selon l’EFSA, ces trois substances qui appartiennent à la famille des « neonicotinoïdes » participent à l’effondrement des populations d’abeilles et pollinisateurs sauvages en agissant sur leur système nerveux.

Cette restriction doit prendre effet le 1er décembre prochain. Après les deux années de suspension, la Commission pourra statuer sur son renouvellement, en fonction des nouvelles données scientifiques disponibles.