Kepler 186-f : Une exoplanète habitée ?

La Nasa a fièrement annoncé la découverte d’une exoplanète de taille semblable à la Terre (1,1 fois plus grosse) repérée dans la zone habitable de son étoile. Une douzaine de ces exoterres ont déjà été recensées, mais celle-ci est la plus semblable jamais découverte. Quelles infos derrière ce charabia ?

Crédit : NASA Ames/SETI Institute/JPL-Caltech

Crédit : NASA Ames/SETI Institute/JPL-Caltech

  • Pour commencer : qu’est-ce qu’une exoplanète ? C’est une planète qui se trouve en dehors du système solaire. Il n’y a pas si longtemps, on n’était pas sûr qu’il y en aient. Bien entendu, depuis qu’ils savent que l’univers est peuplé d’étoiles, les scientifiques se doutent de leur existence. Mais c’est justement à cause des étoiles que leur détection était impossible. Elles brillent trop fort à côté des planètes, plus petites, qui ne font que renvoyer leur lumière. C’est alors qu’entre en scène Kepler. Pas l’astronome allemand né au 16è siècle qui a étudié l’héliocentrisme, mais le télescope spatial de la Nasa ! Raccourci très rapide de l’histoire, l’appareil n’est pas le premier à débusquer des exoplanètes (les premières sont découvertes dans les années 1990), mais c’est le premier à être exclusivement consacré à leur recherche. Il a été lancé en 2009 et a fixé une seule portion du ciel, pendant 4 ans, à la recherche de planètes habitables.
  • Une planète habitable ? Et oui, sur Terre l’homme construit des robots et dans l’espace, il n’a de cesse de rechercher les petits hommes verts. Comme on sait que l’un des ingrédients essentiels à la vie sur Terre est la présence d’eau liquide, on en recherche partout. Sur Mars comme sur les exoplanètes. A ces distances, pas questions d’envoyer des sondes comme Curiosity. Le bon sens vient à la rescousse. Si une planète n’est ni trop loin, ni trop proche de son étoile, alors la température à sa surface n’est ni trop froide, ni trop chaude. Et s’il y’a de l’eau, alors elle est peut-être liquide, offrant un milieu propice à la vie. C’est ce que l’on appelle la zone habitable d’une étoile.
  • Oui mais voilà : s’il y a de l’eau à sa surface… Les scientifiques ne savent pas si cette exoplanète possède de l’eau. Et si elle en possédait, d’autres conditions, comme une atmosphère suffisamment dense pour filtrer les rayons UV, seraient nécessaires à l’émergence de la vie – telle que nous la connaissons, après tout, elle pourrait se développer autrement. Kepler 186f reste toutefois la meilleure candidate.
  • D’où vient ce nom ? Kepler 186-f est la 5è planète découverte en orbite autour de l’étoile Kepler 186. Les 4 précédentes sont Kepler 186 b, c, d et e ! Les astrophysiciens les désignent en commençant par la lettre b.

Dernière info, et non des moindres : en décembre dernier, la barre des 1000 exoplanètes découvertes a été franchie. Lors du dernier relevé, le compteur affichait 1780 exoplanètes. On n’est qu’au début de l’exploration… et, qui sait, l’une d’entre elles abrite peut-être la vie.